J’ai lu : Minute, papillon ! (Aurélie Valognes, 2018)

Rose, 36 ans, est une mère célibataire qui a toujours fait passer les autres avant elle et surtout son fils, Baptiste. C’est le choc lorsque le jeune homme de 18 ans lui apprend qu’il va s’installer chez sa petite amie Jessica. Pour couronner le tout, elle perd son job de nounou ! Cependant, elle est rapidement approchée par Véronique Lupin, une femme riche, qui recherche une dame de compagnie. Lorsque Rose se présente pour son premier jour de travail, elle rencontre Colette, la mère, qui lui paraît cinglée. Pensant avoir été embauchée pour veiller sur elle, Rose comprend bientôt qu’elle sera payée pour s’occuper de Pépette, le chien de Véronique ! Mais, cette dernière s’avère exécrable, méprise ses employés et rapidement Rose ne la supporte plus. En parallèle, la jeune femme doit gérer sa relation avec son fils qui s’est dégradée : depuis qu’il a quitté la maison, il ne lui donne plus de nouvelles. Baptiste reproche en fait à Rose de ne jamais vouloir lui parler de son père, dont elle s’est séparée avant sa naissance et qu’elle n’a jamais revu…

 

Les relations parents / enfants

Aurélie Valognes – qui a également écrit En voiture, Simone ! – a bien su montrer à quel point les relations parents / enfants peuvent être compliquées et conflictuelles, comment les non-dits et les secrets peuvent creuser un fossé qui éloigne, parfois jusqu’au point de non retour, les membres d’une famille. Mais également comment, en croyant agir pour le bien de son enfant – Rose pense protéger Baptiste en lui cachant la vérité sur son père – on peut le faire profondément souffrir et l’éloigner de soi. Autre situation, Véronique Lupin qui préfère son chien à sa propre mère car elle s’est sentie ignorée par celle-ci lorsqu’elle était plus jeune. Elle ignore donc Colette à son tour. Le sentiment d’abandon a donné place à la rancœur qui a chassé tout amour. Ce sont des aspects des relations familiales que l’auteure a bien su travailler, tout en gardant un ton léger.

 

Une belle amitié

D’un côté donc, Rose qui se sent délaissée par son fils auquel elle a tout donné ; de l’autre côté, Colette ignorée par sa fille juste insupportable… Même si, au départ, le courant passe mal, la rencontre entre ces deux femmes donnera lieu à une belle amitié proche de l’amour filial. Elles vont se remonter le moral et s’entraider. L’humour est au rendez-vous avec Colette, septuagénaire au caractère bien trempé, qui va se charger de secouer Rose, qui manque d’assurance, pour qu’elle reprenne sa vie en main : elle va notamment lui apprendre à cuisiner au lieu d’acheter des plats préparés. Devenues proches, on voit ici que l’amitié peut être plus forte que les liens du sang.

Après de nombreux bas, tout finit bien pour l’héroïne qui voit la vie lui sourire à nouveau.

En résumé : des situations cocasses, de l’émotion pour un livre drôle et optimiste qui montre que la vie peut basculer pour le meilleur !

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Aurélie Valognes (photo Wikipédia)

 

 

 

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